Juin 2021

Juin 2021

Qui pêche en Juin ne pêche que fretins. Je ne sais pas pourquoi j'aime bien ce proverbe, mais il sied plutôt bien à cette retrospective.

Coronavirus - la situation

Vu que la situation sanitaire dans la cité-état continue de s'améliorer et que le nombre de cas communautaires diminue, Singapour a commencé à assouplir les restrictions.

Nous pouvons recevoir jusqu'à cinq personnes par jour à la maison. Les cours de yoga ont repris. Les restaurants ont rouvert, mais avec des tables de deux uniquement, et sans musique pour limiter le volume sonore afin de limiter le nombre de petites particules qu’aiment tant le virus à couronne.

Le programme de vaccination bat son plein. J'ai reçu ma première dose le 21 Juin, et recevrai la seconde le 21 Juillet. Facile à retenir. Mona a déjà reçu ses deux doses. La vaccination est ouverte pour les enfants du secondaire - 12 ans et plus. Plus de 50% de la population a reçu au moins une dose.

Avec le nombre de vaccinés qui augmente, le gouvernement communique pour "normaliser" la maladie. Vu qu'on ne peut éradiquer cette saleté, il faudra apprendre à vivre avec. A cette fin, le programme de vaccination a de grandes chances de devenir pluriannuel.

Reprise écourtée

Il ne nous aura fallu que deux semaines pour réaliser que mon retour dans la vie active était prématuré. On avait pourtant tout mis en oeuvre pour faciliter la transition: Nounou à plein temps pour s'occuper des enfants, téléchargement de Pikmin 3 pour que leur temps d'écran soit passionnant, et virée chez Décathlon afin de les équiper mieux que Jacques Cousteau pour la piscine de fin d'après midi.

Mais Nico n'a pas du tout cliqué avec Nanny Thana, Mona a réalisé qu’elle n’arrivait pas a se concentrer sachant les enfants surveillés par quelqu’un d'autre, et Thomas s’empiffrait de bonbons et cookies que Nanny Thana lui achetait lors de leur sorties. De plus, nos fins de journées n’avaient pas le peps d’avant.

Pour ce qui est de mon travail, j’ai de suite été lancé dans le grand bain. J’ai repris huit projets d’un consultant qui partait en vacances. Lors de mes quinze jours j’ai signé deux clients, enregistré une sociétés sur Singapour, géré la traduction et certifications de documents d’incorporation pour une société Vietnamienne et écrit deux business plan. J'ai aussi découvert les joies de Outlook et Teams… J’aurai aimé une mise en route plus progressive et structurée, mais cela m’a permis de savoir de suite ce que serait mon quotidien.

Au final, pour un 8 à 6 qui demande autant d’implication et de coûts pour notre vie familiale, la différence en fin de mois ne justifiait pas de continuer.

Je ne regrette cependant pas d’avoir donné toute sa chance à cette opportunité. Cela nous a confirmé dans nos choix de vie de ces 10 dernières années. De plus, j’en ressort avec une énergie renouvelée pour m’occuper des garçons et de notre foyer. À nous nettoyage de printemps, jeux de mille bornes pour apprendre à TomTom à gérer la défaite, et observation de la lune le soir!

Un pied en France

Lors du renouvellement de son passeport en Janvier 2020, j'ai remarqué que son nom était plus court que ce qu'il n'aurait dû être. Après en avoir fait part à la gentille dame qui m’a remis nos passeports, elle m’a dit que son nom correspondait a celui dans leurs fichiers.

De retour à la maison, j’ai vérifié dans notre livret de famille. Effectivement, l’ambassade de France en Malaisie a omis d'enregistrer le “bin Jacques”de son acte de naissance. J’imagine que l’erreur vient de ce que “bin Jacques”veut dire “fils de Jacques”. Il n’en reste pas moins que cela aurait pu nous/lui créer des soucis administratifs plus tard.

On a donc entamé la procédure de correction en Février de l’an dernier. 17 mois plus tard, l’erreur est corrigée. Covid n’a certes pas aidé. Mais un an et demi pour ajouter deux mots à un acte de naissance, ça fait quand même long. Surtout vu de Singapour avec son administration qui délivre des cartes d’identités dans la demie-heure.

L’administration Française a ses raisons que la raison ne connaît pas.

Retrouvailles familiales

Si le Covid nous fait manquer les êtres chers, il nous rappel aussi la chance que nous avons d'avoir Maya, Maisie et Toby si près. Voir les jeunes cousins déconstruire des Rubik's cubes et jouer au Jenga avec autant de plaisirs est un délice à chaque fois renouvelé.

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